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Description du mouvement d'un point matériel : vecteur position, vitesse moyenne et instantanée, accélération, et cas du mouvement rectiligne uniforme.
Description du mouvement d'un point matériel : vecteur position, vitesse moyenne et instantanée, accélération, et cas du mouvement rectiligne uniforme.

Un train roule en ligne droite à v = 30 m/s pendant 60 s, puis freine uniformément jusqu’à l’arrêt en 20 s. Déterminez la distance totale parcourue.
x₁ = v·t₁ = 30 × 60 = 1800 m
x₂ = v_moy·t₂ = 15 × 20 = 300 m
x = x₁ + x₂ = 1800 + 300 = 2100 m
On découpe le mouvement en deux phases. Pendant le MRU, la distance est 1800 m; pendant le freinage uniformément décéléré, la distance est la vitesse moyenne (15 m/s) multipliée par la durée (20 s), soit 300 m. La distance totale est donc 2100 m. On peut vérifier par l’aire sous la courbe v(t): un rectangle de 30×60 plus un triangle de base 20 et hauteur 30 (aire ½×20×30 = 300).
Description du mouvement d'un point matériel : vecteur position, vitesse moyenne et instantanée, accélération, et cas du mouvement rectiligne uniforme.
La cinématique est la première étape pour décrire un mouvement sans se demander pourquoi il se produit. Elle répond à la question fondamentale : où est le point matériel, à quelle vitesse va-t-il, comment cette vitesse évolue-t-elle avec le temps. Cette description est indispensable en terminale car elle constitue le socle de toute la mécanique du point, de la chute libre à la trajectoire parabolique puis à la dynamique avec les forces. En pratique, un physicien ne voit jamais directement un vecteur vitesse. Il mesure des positions à des instants donnés avec un chronomètre, une caméra ou un capteur. La cinématique fournit le langage pour passer de ces mesures brutes à des grandeurs physiques interprétables. Le contexte réel est partout : le GPS qui calcule ta position à chaque seconde, le régulateur de vitesse d’une voiture qui maintient une vitesse moyenne constante, le suivi d’une particule en laboratoire. Dans tous ces cas, la notion de référentiel est centrale. Un mouvement n’existe que par rapport à un observateur fixe. Le référentiel terrestre est souvent choisi pour les mouvements au voisinage de la surface de la Terre, avec une origine O et des axes orthonormés. Pourquoi commencer par le vecteur position ? Parce que toute information cinématique en découle. La vitesse est la dérivée temporelle de la position, l’accélération la dérivée temporelle de la vitesse. Comprendre cette hiérarchie évite les confusions fréquentes entre vitesse moyenne et vitesse instantanée, entre mouvement uniforme et mouvement immobile. La maîtrise de ces définitions permet ensuite d’aborder le mouvement rectiligne uniforme, modèle idéal où la vitesse est constante, puis les mouvements accélérés. L’enjeu pédagogique est de passer d’une vision qualitative du mouvement à une description quantitative, avec des unités cohérentes : mètres pour une position, mètres par seconde pour une vitesse, mètres par seconde carré pour une accélération. Utilise [[tool:graphing-calculator]] pour visualiser en direct comment la pente d’un graphe x(t) donne v(t) et comment la pente de v(t) donne a(t).
Un point matériel est une modélisation d’un objet dont les dimensions sont négligeables devant les distances parcourues. Le référentiel est un système de repérage constitué d’un point origine O, d’axes et d’une horloge. Le vecteur position \vec{r}(t) relie l’origine O au point M à l’instant t. Dans un repère cartésien, \vec{r}(t)=x(t)\vec{i}+y(t)\vec{j}+z(t)\vec{k}. Sa norme est la distance OM. La trajectoire est l’ensemble des positions successives occupées par le point. Elle peut être rectiligne ou curviligne. La vitesse moyenne sur un intervalle \Delta t = t2 - t1 est \vec{v}_m = [\vec{r}(t2)-\vec{r}(t1)]/\Delta t. C’est un vecteur dirigé selon le déplacement, non selon le chemin parcouru. La vitesse instantanée est la limite de la vitesse moyenne lorsque \Delta t tend vers zéro : \vec{v}(t)=d\vec{r}/dt. Elle est tangente à la trajectoire et donne la direction locale du mouvement. L’accélération instantanée est la dérivée de la vitesse : \vec{a}(t)=d\vec{v}/dt = d²\vec{r}/dt². Elle traduit la variation de la vitesse, en norme et en direction. Le mouvement rectiligne uniforme MRU est défini par \vec{v}=constante et \vec{a}=\vec{0}. La position évolue linéairement : \vec{r}(t)=\vec{r}_0+\vec{v}t. L’espace, le temps, la vitesse et l’accélération forment une chaîne de dérivation. Changer d’unité sans conversion est une erreur classique à éviter.
Imagine un taxi sur une carte. Le vecteur position est l’adresse affichée à chaque instant. La vitesse moyenne sur un trajet est la distance totale à vol d’oiseau divisée par la durée totale, comme le temps de trajet annoncé par le GPS. La vitesse instantanée est la vitesse lue sur le compteur au moment précis où tu regardes, qui peut fluctuer aux feux. L’accélération correspond à l’action du conducteur sur l’accélérateur ou le frein : si le compteur monte, tu accélères, s’il descend, tu ralentis. Même à vitesse constante, tourner le volant crée une accélération centripète car la direction change. Cette analogie montre pourquoi la vitesse est un vecteur et pas seulement un nombre. Deux voitures peuvent avoir 50 km/h mais l’une va vers le nord, l’autre vers le sud. Le sens compte. De même, l’accélération peut exister sans variation de vitesse algébrique si le mouvement tourne.
Dans un mouvement rectiligne, on peut se ramener à une seule coordonnée x(t) sur l’axe du mouvement. La vitesse instantanée vaut v(t)=dx/dt et l’accélération a(t)=dv/dt=d²x/dt². Graphiquement, v(t) est la pente de la courbe x(t) et a(t) est la pente de v(t). C’est cette lecture graphique qui permet de passer du concret au formel. Pour un MRU, x(t)=x0+v0 t. La courbe x(t) est une droite de pente v0. L’accélération est nulle, donc la vitesse ne change ni en valeur ni en direction. Le déplacement est proportionnel au temps écoulé. Si on choisit un autre référentiel en translation uniforme, la vitesse change mais l’accélération reste invariante. Cette invariance est un premier aperçu du principe de relativité galiléenne. La cinématique ne dit rien de la cause du mouvement. Elle décrit seulement l’évolution géométrique. C’est la dynamique qui expliquera ensuite pourquoi une accélération apparaît sous l’effet d’une force.
Exemple 1 : MRU sur un axe Un point part de x0=2 m à t0=0 s et se déplace vers les x positifs avec v=3 m/s. On a x(t)=2+3t. À t=4 s, x=14 m. La vitesse moyenne entre 1 s et 5 s est (x5-x1)/(5-1)=(17-5)/4=3 m/s, égale à la vitesse instantanée car le mouvement est uniforme. La représentation graphique x(t) est une droite de pente 3. Utilise [[tool:graphing-calculator]] pour tracer x(t) et vérifier la pente.
Exemple 2 : Vitesse moyenne vs instantanée Une voiture parcourt 100 km en 2 h avec un arrêt de 30 min au milieu. Vitesse moyenne = 100 km / 2 h = 50 km/h. Mais la vitesse instantanée pendant la conduite est d’environ 70 km/h. La vitesse moyenne dépend du trajet total et du temps total, la vitesse instantanée décrit l’état local du mouvement. C’est la différence entre le compteur et le temps de parcours annoncé.
Exemple 3 : Déplacement et accélération nulle Un train met 10 s pour passer du repère kilométrique 120 km au repère 130 km à vitesse constante. Déplacement = 10 km, vitesse moyenne = 1 km/min = 16,67 m/s. Accélération =0, donc la vitesse instantanée reste 16,67 m/s tout le long. Si le train freine ensuite, la pente de v(t) devient négative et l’accélération est non nulle.
[!IMPORTANT] La vitesse instantanée est la dérivée de la position, pas le rapport distance parcourue sur temps écoulé en général. Pour un mouvement non rectiligne, la distance parcourue est supérieure au module du déplacement.
La cinématique du point repose sur trois grandeurs liées par dérivation : position, vitesse, accélération. Dans un référentiel choisi, on décrit la trajectoire puis on calcule vitesse moyenne puis instantanée. Le mouvement rectiligne uniforme est le cas simple où tout est constant. Ces définitions sont la base pour aborder ensuite la chute libre et l’énergie mécanique.
Tracer une fonction, explorer ses variations et lire ses points remarquables.
Relie calcul, interpretation physique et visualisation 3D en une seule activite.
Tres pertinent apres une lecon sur volumes, reperage dans l'espace ou modelisation.
Tres efficace apres une lecon theoriquement dense pour verifier la comprehension immediate.